Les primo-accédants sont de retour sur le marché immobilier

Encouragés par des taux d’intérêt attractifs, des conditions d’octroi de crédit plus souples et le nouveau dispositif du PTZ, les primo-accédants sont de retour sur le marché immobilier.

Les conditions sont favorables aux primo-accédants

Selon les récentes études, les premiers mois de l’année ont été particulièrement marqués par le retour des primo-accédants sur le marché de la pierre.

Tous les observateurs sont unanimes, cette tendance devrait durer toute l’année grâce à des conditions de crédit particulièrement attractives et au nouveau dispositif du prêt à taux zéro (PTZ 2016).

Selon un réseau d’intermédiaire bancaire, les primo-accédants sont 38% de plus qu’au 1er trimestre de l’année dernière à avoir mis en place un projet de crédit immobilier. Les chiffres montrent également que plus de 75% d’entre eux ont bénéficié du prêt à taux zéro au 1er trimestre 2016, contre 50 % à la même période en 2015.

Depuis le début de l’année, ce profit emprunteur a représenté plus de 40% des demandes de financement, mais leur part de marché devrait dépasser les 50% d’ici quelques mois et jusqu’à 60% en fin d’année, selon les prévisions. Cela marquerait le retour à la situation normale connue en 2008.

Le PTZ 2016 est décisif pour des milliers d’acquéreurs

Accessible depuis le 1er janvier 2016 à davantage de foyers avec des montants plus importants, des différés de remboursement plus longs et ouvert au marché de l’immobilier ancien sous certaines conditions, le PTZ 2016 a été accordé à près de 20 000 foyers au 1er trimestre 2016, soit une progression de plus de 100 % par au 1er trimestre 2015.

En d’autres termes, deux fois plus de prêt à taux zéro ont été accordés au premier trimestre 2016. Cette année, les autorités espèrent distribuer 120 000 PTZ.

Par ailleurs, cette nouvelle version du dispositif est désormais un facteur décisif pour des milliers de primo-accédants avec peu ou sans apport personnel.

Sur les premiers mois de l’année, les primo-accédants ont en moyenne 5 % de revenus de moins que l’année dernière, mais ils achètent un bien d’une valeur supérieure de 10 % et en s’endettant sur des périodes plus courtes.

Ainsi, le marché immobilier est marqué par des foyers plus modestes, mais qui achètent plus cher grâce au taux d’intérêt particulièrement bas, à l’assouplissement des critères d’octroi et au prêt à taux zéro version 2016.