Croissance : après le Brexit, la Banque de France reste optimiste

Croissance : après le Brexit, la Banque de France reste optimiste

Les Britanniques ont décidé à 52 % de sortir de l’Union Européenne. Si cette nouvelle a provoqué un vent de panique sur les marchés financiers, la banque centrale française maintient ses prévisions d’une croissance positive.

La Livre sterling fortement impactée

Le 23 juin dernier, les électeurs britanniques ont majoritairement voté pour une sortie de l’Union européenne. Au lendemain des résultats, les premières conséquences se sont fait ressentir sur les places financières.

A Paris, le CAC 40 a conclu la semaine avec une baisse de 8 %. Pourtant, dès ce lundi matin, l’indice de la Bourse flirtait avec les 0 %. Au Japon, qui entretient des relations économiques privilégiées avec le Royaume-Uni, l’indice Nikkei a chuté de 8 % avant de rebondir à 2,39 % en ce début de semaine.

Si les marchés financiers ont su se ressaisir, une devise a subi de plein fouet cette nouvelle : la Livre sterling.

La monnaie britannique a plongé de 12 % en passant ainsi de 1,50 à 1,32 dollar. Selon la Deutsche Bank, la Livre sterling reculera à 1,15 dollar d’ici la fin de l’année.

Si les conséquences pour l’économie britannique sont lourdes, dans l’Hexagone les experts demeurent confiants.

Une croissance de 1,4 % en 2016 pour la France

Ce week-end sur France Inter, le Gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau s’est voulu rassurant et a confirmé les bonnes projections pour l’économie du pays. « La mobilisation des banques centrales a été efficace dans la gestion de ce divorce commercial ».

Selon lui, le Brexit peut provoquer la perte de 60 millions de clients potentiels pour l’UE, contre 450 millions pour le Royaume-Uni.

Pour l’économie française, « il n’y a pas aujourd’hui de menaces de rechutes pour les prochains trimestres », ajoute-t-il.

Au premier trimestre 2016, l’Insee a validé une croissance de 0,6 %. Une tendance que tient à confirmer M. Villeroy de Galhau : « A la Banque de France, au début du mois de juin, nous avons prévu une croissance d’au moins 1,4 % pour l’ensemble de l’année 2016. Aujourd’hui, je peux confirmer cette prévision, même après le Brexit ».

Paris devrait renforcer son influence

Suite au Brexit, la City de Londres, place financière majeure en Europe, risque de perdre son statut. Des grands groupes bancaires auraient déjà planifié le retour de milliers d’analystes sur le continent.

Paris et Francfort (Allemagne) devraient ainsi renforcer leur position. « Paris a des atouts : les banques et les assureurs sont solides et il y a une main d’œuvre de qualité. L’expertise des techniciens français de la finance est reconnue », conclut le gouverneur de la Banque de France.


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