Ce qu’il faut savoir sur le rachat de crédit en ce début d’année

En janvier 2017, la part du rachat de crédit dans la production totale des prêts immobiliers accordés a atteint un nouveau record. Les banques proposent encore des conditions inédites pour ce financement, mais pour en profiter et éviter certains pièges, mieux vaut bien connaître les critères de cette opération en ce début d’année. Voici nos réponses à vos questions.

Le rachat de crédit est-il toujours avantageux ?

Certes, la tendance baissière des taux a pris fin depuis mi-décembre, certes le mouvement est reparti à la hausse, mais force est de constater que les conditions de financement restent toujours attractives.

La preuve, à ce jour, le taux d’intérêt moyen (toute durée de remboursement confondue et hors assurance) se situe à 1,49 %, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. A titre de comparaison, il y a un an, cette moyenne affichait 2,07 %, selon les mêmes sources.

Par conséquent, même si les taux progressent depuis 3 mois, il est encore temps de faire racheter son crédit immobilier et bénéficier des conditions plus favorables pour le remboursement de son capital restant dû. Toutefois, pour que l’opération soit intéressante, certains critères doivent être respectés. Pour rappel :

  • Il doit y avoir une différence d’au moins un point de base entre le taux initial de son prêt et le taux proposé pour le rachat du capital restant dû.
  • Le crédit immobilier à racheter doit être récent. En d’autres termes, l’emprunteur doit être dans le premier tiers du remboursement de ses encours.

Les critères du rachat de crédit ont-ils évolué ?

Malgré la hausse des taux d’intérêt et l’incertitude socio-économique, il faut savoir que les conditions d’obtention d’un rachat de crédit n’ont quasiment pas évolué. Mais comme tous les autres types de financements, tous les emprunteurs ne bénéficient pas des mêmes conditions de rachat de prêt. Les critères peuvent évoluer en fonction des profils emprunteurs, des types de financements ou encore de la complexité de l’opération.

A savoir que même si tous les emprunteurs doivent impérativement respecter certains critères, ce qui compte vraiment, c’est de rassurer la nouvelle banque sur la stabilité de sa situation professionnelle, sur la régularité de ses revenus, sur la sérénité de son comportement bancaire ou encore sur la part de ses revenus consacrée au remboursement de ses dettes.

Dans tous les cas, pour être financé, un projet de rachat de créance doit rentrer dans certains critères globaux et d’autres conditions qui peuvent varier selon les établissements bancaires sollicités et selon la conjoncture.

Les banques ont-elles peur des projets de rachat de crédit ?

Depuis l’assouplissement des conditions de refinancement auprès de la banque centrale Européenne (BCE), les banques (privées ou mutualistes) se livrent à une rude concurrence sur tous les terrains. Malgré des objectifs très ambitieux, les banques ne sont pas tout à fait des entreprises comme les autres. Elles n’aiment pas le risque, c’est pourquoi certaines ne traitent plus certains projets de financements jugés incertains. Il peut s’agir d’un crédit immobilier comme du rachat de prêt.

A savoir qu’avec les nouveaux cadres législatifs, les établissements prêteurs doivent se garantir avec davantage de fonds propres, d’où le privilège accordé au financement à l’habitat avec apport personnel.

Toutefois, si certains prêteurs privilégient les projets de prêt à l’habitat, il faut savoir que d’autres préfèrent se focaliser davantage sur le rachat de prêt qui peut permette à une banque d’améliorer sa part de marché en proposant aux clients de ses concurrents des meilleures conditions de financement.

Dans tous les cas, les banques n’ont pas peur des projets de rachat de crédit, même les exigences réglementaires et objectives poussent certains établissements bancaires à privilégier les demandes de financement à l’habitat.