Les banques lancent leurs applications d’agrégation de comptes

Les banques lancent leurs applications d’agrégation de comptes

Etre client dans plusieurs banques implique de passer plus de temps pour consulter l’ensemble de ses comptes. Les applications d’agrégation répondent à cette problématique en proposant de réunir les comptes au sein d’une unique interface.

Les clients multibancarisés, cœur de cible de l’agrégation

Dans les prochains mois, les banques devraient être nombreuses à lancer leur application d’agrégation. Le principe d’un tel outil est simple : rassembler au sein d’une seule application l’ensemble des comptes bancaires d’un client. Si l’usager est titulaire de plusieurs produits dans différentes banques, leur agrégation lui permet d’avoir une vue d’ensemble sur son budget.

L’idée n’est pas nouvelle. Il s’agit plutôt pour les banques de répondre aux applications développées par de jeunes start-up. Ces sociétés spécialisées dans l’innovation digitale n’hésitent pas à s’immiscer dans les domaines du numérique et de la finance. Dénommées FinTech (technologie financière), elles sont surveillées de près par les banques.

Les FinTech ont été les premières à se positionner sur l’agrégation des comptes en banques. Elles comptent 2 millions d’utilisateurs en France. Aujourd’hui, les principaux groupes bancaires ont racheté ou sont entrés au capital des FinTech.

Les banques en ligne ont suivi la tendance en développant, elles aussi, leur application d’agrégation des comptes externes. D’abord facturé quelques euros par mois, ce service est ensuite devenu gratuit. Si les établissements bancaires classiques cherchent également à se positionner, c’est pour mettre en avant leur propre espace client en ligne.

Les services d’accès aux comptes seront réglementés en 2018

Pour l’utilisateur, l’agrégation de comptes externes présente plusieurs avantages : une vision d’ensemble des finances accessible de manière totalement nomade (à condition d’être connecté).

L’arrivée massive des FinTech dans la sphère bancaire a eu pour conséquence de leur imposer un cadre réglementaire. En effet, la deuxième directive européenne sur les services de paiement (DSP2) reconnait leur existence et encadre la sécurité des usagers.

La DSP2, rédigée en droit communautaire, sera transposée en droit français et entrera en vigueur dans l’Hexagone à partir de janvier 2018. Les acteurs des technologies financières devront alors être agréés par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) en tant que « prestataires de services d’accès aux comptes ». Le cadre législatif aura pour effet d’imposer aux banques la communication des informations des comptes de leurs clients.

Les deux prochaines années sont donc annonciatrices d’innovations non seulement de la part des FinTech mais aussi des banques.


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