Les banques durcissent les conditions d’accès au crédit immobilier

Les banques durcissent les conditions d’accès au crédit immobilier

Face à la forte demande d’emprunt immobilier, les établissements bancaires sont en mesure de sélectionner les meilleurs profils emprunteurs. Pour les autres, il faudra engager un apport conséquent.

Les banques choisissent les meilleurs profils

Dans le prolongement de l’année 2016, les taux d’intérêt des crédits immobiliers continuent d’afficher des taux bas. Cette conjoncture en faveur du prêt immobilier n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque les Français sont nombreux à saisir cette opportunité pour concrétiser leur projet immobilier. Au mois de janvier, la moyenne des taux s’est établie à 1,38 % pour toutes les durées d’emprunt confondues.

Les emprunteurs profitent donc d’un taux fortement réduit sur leur crédit à l’habitat. Dans ce contexte d’afflux de demandes de prêt, les durées de traitement des dossiers ont tendance à s’allonger.

Cependant, en se bousculant aux portes des conseillers bancaires, les demandeurs changent la donne : les banques reprennent les cartes en main. Les établissements bancaires sont donc en mesure de sélectionner les meilleurs profils.

L’apport reste un atout pour obtenir un prêt

La tendance est donc à un durcissement des conditions d’accès au crédit. Sans surprise, les profils affichant un revenu confortable avec une stabilité professionnelle restent les chouchous des banques. De plus, les établissements bancaires exigent de nouveau un apport conséquent. En septembre dernier, le nombre de financement intégral représentait 17 % des crédits octroyés.

Mais depuis le début de l’année, les crédits sans apport ne représentaient plus que 10 % des financements accordés. Ce revirement pénalise les ménages les plus modestes. Si 2016 a été une véritable embellie pour eux, celle-ci semble dorénavant passée.

La durée de traitement des demandes de prêt immobilier devrait revenir à la normale d’ici la fin du mois de mars mais c’est sans compter sur la traditionnelle baisse des taux du printemps. Reste à savoir si celle-ci aura bien lieu ou non.