2016, année difficile pour l’assurance-vie

2016, année difficile pour l’assurance-vie

Les taux de rendements des contrats d’assurance-vie affichent des baisses sur l’année écoulée. 2017 s’annonce également compliqué pour l’un des placements préférés des Français.

Jusqu’à moins 60 points de base sur les fonds en euros

L’année 2016 touche à sa fin. C’est donc l’heure des différents bilans statistiques et financiers. A ce titre, celui de l’assurance-vie n’est guère à son avantage. Sans réelle surprise, les taux de rendements de ce placement affichent une baisse significative. Un contrat d’un assureur national a vu son taux de rendement passer de 1,8 % à 1,2 % en l’espace de 12 mois, soit une chute de 60 points de base. Les contrats sur des fonds en euros sont les plus impactés par cette tendance baissière. D’autres compagnies d’assurances s’attendent à une baisse au-delà des 60 points de base.

Pour 2017, les prévisions ne sont guère réjouissantes pour ce placement financier. En effet, les réformes de la loi Sapin II vont bousculer les épargnants dans leurs certitudes. Le nouveau texte législatif renforce les pouvoirs du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) qui pourra décider la prise de mesures conservatoires en cas de crise économique. En pratique, le HCSF limitera les retraits sur les fonds en euros lors d’une crise financière majeure. L’idée est d’empêcher un retrait massif des épargnants sur des placements qui pèsent dans l’économie nationale.

Un placement qui intéresse toujours

Longtemps considéré comme le placement préféré des Français, l’assurance-vie devrait conforter sa place car les taux des produits d’épargne réglementés continuent d’afficher des rendements sous la barre des 1 %.

En revanche les Français disposant d’un portefeuille conséquent ont préféré investir dans l’immobilier locatif. Motivés par des crédits immobiliers aux coûts réduits et un marché relativement attractif, ils ont opté pour un placement promettant des rendements intéressants. Les spécialistes du secteur planchent sur des taux oscillant entre 4 et 6 %.