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Avec des conditions d’emprunt très attractives et une concurrence interbancaire de plus en plus rude, le prêt immobilier est très intéressant en ce début d’année et le regroupement de crédit a le vent en poupe. Cependant, avec le retour de l’inflation, les taux pourraient augmenter d’ici la fin de l’année.

Les taux continuent de baisser et les Français en profitent

En ce début d’année, force est de constater que l’argent coûte moins cher. Fin décembre, le coût moyen du crédit sur une durée de 20 ans était à 2,50 %, un mois plus tard, il est tombé à 2,40 %. Une baisse constatée par l’ensemble des réseaux d’intermédiaires bancaires.

Sur un mois, toutes les villes de France affichent des baisses comprises entre 0,10 % et 0,20 %. Le taux moyen sur toutes les durées de remboursement confondue est passé de 2,20 % en décembre 2015 à 2,15 % en janvier 2016, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA.

Les Français, de toute classe sociale, profitent de cette aubaine. Les intermédiaires bancaires enregistrent en moyenne une hausse de 4 % sur les demandes de financements immobiliers en janvier 2016 par rapport à janvier 2015.

Les plus actifs sont entre autres les primo-accédant qui reviennent en force sur le marché et les emprunteurs qui souhaitent alléger le montant de leurs échéances via un regroupement ou une renégociation de crédits immobiliers.

A savoir que le rachat de prêt qui a enregistré une production de 130 milliards d’euros sur les trois dernières années, reste toujours populaire en ce début d’année, selon les principaux réseaux d’intermédiaires bancaires.

Vers une augmentation dans les mois à venir

Les derniers mois de l’année 2015 ont été marqués par une stabilité des taux d’emprunt. Depuis janvier 2016, ils sont orientés vers une nouvelle tendance baissière et certains spécialistes prévoient qu’ils ne devraient pas connaître de rebondissement, même si certains facteurs doivent être surveillés de près.

Cependant, d’un autre point de vue, le coût de l’argent pourraient augmenter dans les mois à venir. En fait, de plus en plus d’emprunteurs optent pour la délégation d’assurance emprunteur, ils assurent leur financement chez un autre assureur que celui proposé par la banque.

Comme l’assurance emprunteur peut représenter jusqu’à 30 % du coût total du prêt, la hausse de la délégation d’assurance est un manque à gagner pour les banques. Pour compenser, ces dernières pourraient faire évoluer leurs prix à la hausse.

Cependant, le principal risque pourrait survenir au cours de l’été 2016. Avec une potentielle hausse de la croissance et de l’inflation, la banque centrale Européenne (BCE) pourrait relever ses principaux taux directeurs.

Cela entraînera une progression de l’OAT 10 ans et des taux d’emprunt immobiliers. Certains professionnelles prévoient déjà une augmentation d’environ 0,40 %, voire plus, d’ici juillet 2017.