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L’escroquerie au crédit, particulièrement au regroupement de prêts, est de loin l’une des mésaventures qui se propagent fortement auprès des emprunteurs. Pourtant, il existe des moyens pour ne pas se faire piéger.

L’arnaque au regroupement de prêts est en plein essor

Le marché du rachat de crédit se montre très dynamique depuis plusieurs années, il attire des emprunteurs de toutes les catégories socioprofessionnelles qui optent pour cette opération bancaire pour des raisons diverses et variées.

L’internet, notamment les principaux réseaux sociaux, se montre particulièrement indifférent aux pratiques douteuses et illégales, permettant d’atteindre facilement des emprunteurs à la recherche de meilleures conditions d’emprunt.

Les escrocs en profitent avec des méthodologies qui présentent des points communs. En général, ces arnaqueurs sont installés à l’étranger, mais cela ne se voit pas. Leurs professions et leurs sociétés sont banalisées et ressemblent souvent aux grandes multinationales de la finance.

Les contacts se font uniquement par mail et SMS, jamais directement. Dans la plupart des cas, ils promettent de déblocage rapide des fonds, mais pour cela, il faut toujours envoyer de l’argent (frais de dossier, frais d’intermédiation) sur un compte à l’étranger. Les avis de faisabilité et les propositions de financement envoyés aux emprunteurs sont souvent très réalistes.

Dans ce contexte, une demande de regroupement de crédits peut se transformer en escroquerie, car l’emprunteur ne recevra jamais les fonds promis.

Rachat de crédit : comment éviter les pièges ?

Contrairement aux idées reçues, il est possible de se faire arnaquer en demandant un regroupement de crédit. Le risque peut être réel, mais il existe des moyens pour éviter les pièges. Voici quelques conseils.

  • Opter pour un intermédiaire bancaire : ces professionnels mandatés par les banques sont désormais les plus présents sur le marché des rachats de crédits. Ce sont des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP). Exerçant soit comme courtier, soit comme mandataire, ces professionnels sont contrôlés et disposent obligatoirement d’une immatriculation à l’organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (ORIAS).
  • Vérifier les mentions légales du site internet : c’est une série d’informations, qui doit figurer obligatoirement sur le site internet du professionnel. Les éléments évoqués sont : le numéro ORIAS, le statut, l’adresse postale… L’absence de ces informations obligatoires doit alerter l’emprunteur.

Ne jamais avancer d’argent

Dans le droit Français, la rémunération d’un professionnel (banque, IOBSP) est interdite avant le déblocage effectif des fonds. Selon l’article L.321-2 du Code de la consommation «  aucun versement de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent ».

De ce fait, aucun professionnel, qu’il soit prêteur ou intermédiaire, ne peut demander une rémunération à un emprunteur, sous aucune forme, avant le versement définitif des fonds prêtés à ce dernier.

A savoir que les vrais professionnels en regroupement de prêts sont soumis à des obligations très protectrices pour les consommateurs.


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