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Comme à l’accoutumée, le printemps rime avec des taux d’intérêt bas. Une nouvelle aubaine pour renégocier ses encours, mais contrairement à 2015, les banques ont changé de politique en limitant les renégociations de prêts. Cependant, les emprunteurs peuvent opter pour le rachat de crédit pour bénéficier des conditions actuelles.

Rachat de crédit : moins simple que la renégociation, mais plus intéressant

Depuis quelques semaines, tout laisse à croire que les taux d’emprunt vont battre de nouveaux records dans les semaines et mois à venir. Ainsi, pour ceux qui remboursent encore un crédit immobilier souscrit il y a au moins 2 ans, une nouvelle fenêtre s’ouvre pour renégocier ou faire racheter ses encours.

Contrairement à l’année dernière, les banques limitent les renégociations de crédit. Cela pousse les emprunteurs à changer de banque en optant pour le rachat de prêt. Une alternative moins simple et souvent plus coûteuse que la renégociation, mais qui permet d’obtenir les meilleures conditions de financement. Cependant, comment savoir si le rachat de crédit est attractif ?

Pour les professionnels du secteur, il existe une règle d’or. Certains estiment qu’il ne faut opter pour le rachat de crédit que si la période de remboursement est identique et que le taux proposé est d’un point inférieur au taux initial du prêt. Cependant, cette règle n’est pas universelle. Dans certains cas, une différence de 0,70 point de base peut suffire. En fait, tout dépend de la durée restante du prêt et du capital restant dû.

Dans tous les cas, le rachat de prêt immobilier peut être intéressant dans la mesure où il permet à l’emprunteur de réajuster sa mensualité à sa situation financière ou encore d’obtenir le financement d’un nouveau projet affecté.

Quels sont les principaux frais de cette opération bancaire ?

Dans la plupart des cas, le rachat de crédit immobilier engendre le paiement de divers frais, mais les principaux sont entre autres : les pénalités de remboursement anticipé, les frais d’assurances, les frais de dossier ou d’intermédiation bancaire.

A savoir que plupart des contrats de crédit prévoient des indemnités en cas de remboursement anticipé. Lors de la souscription, ces frais peuvent être négociés, voire annulés, mais la plupart des banques prévoient des indemnités en cas de rachat par un autre établissement bancaire.

A savoir que ces indemnités ne peuvent pas dépasser les 3 % du capital restant dû et 6 mois d’intérêt sur le capital remboursé au taux moyen du financement.

En France, le financement d’un crédit immobilier nécessite de souscrire une garantie (hypothèque, caution) et changer de banque entraîne forcément des coûts. Pour une garantie hypothécaire, une mainlevée sera indispensable et cela va engendre des frais de notaire.

Pour le cautionnement, il faut une nouvelle étude de risque puisque, la durée du prêt est moins importante et le profil emprunteur pourrait bien changer aussi. A savoir que l’organisme de cautionnement du prêt initial restituera une partie des primes versées une fois le prêt initial soldé en totalité.

Par ailleurs, le nouveau financement doit prévoir une nouvelle garantie (hypothécaire, cautionnement). Cela engendre aussi de nouveaux frais comme s’il s’agit d’un nouveau prêt.


Vu à la TV : l'interview Solutis

Vidéo : interview Solutis