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Avec des niveaux proches de zéro, certains tenants des prêts à taux révisables se frottent les mains. Cependant, faut-il se laisser tenter ?

Crédit à 0 % : est-ce possible ?

Peut-on avoir un crédit permettant de payer zéro intérêt ? A ce jour c’est possible avec des emprunts immobiliers à taux variables qui n’étaient pas capés à la baisse.

Certains tenants de ces prêts ayant des frais de découvert indexés sur l’Euribor bénéficient actuellement des taux d’intérêt nuls, voir négatifs. Toutefois, cela concerne très peu d’emprunteurs.

Par ailleurs, il faut savoir que ce type d’emprunt ne représente plus que 1 % des financements en cours contre 10 % en 2008. La principale raison évoquée est le niveau actuel très attractif du coût du crédit.

De plus certains prêteurs ont même suspendu leurs offres à taux variables et dans d’autres banques, ces offres sont souvent aux mêmes niveaux que les autres types de financement.

Faut-il opter pour un taux révisable ?

Malgré ses niveaux très compétitifs, il n’est pas conseillé d’emprunter à des taux révisables, d’autant qu’il est assez facile de renégocier le coût de son crédit à la baisse si nécessaire.

Avec les conditions actuelles de financement, il faut continuer à privilégier les taux dits fixes et les durées de remboursement plus courtes.

En fait, plus un emprunt est court, moins son coût est important et plus son amortissement est rapide. Il est aussi capital de privilégier les emprunts modulables permettant d’augmenter ou de diminuer le montant des mensualités en allongeant la durée de remboursement.

Taux fixe : une menace pour les banques

Selon le comité de Bâle, le niveau très attractif des taux fixes des crédits à l’habitat est un risque réel porté par les prêteurs en cas de hausse.

En fait, les banques prêtent actuellement à 2,20 % en moyenne, selon l’observatoire crédit logement/CSA, et se refinancent à court terme à des taux proches de zéro.

Dans ce contexte, en cas de remontée de l’Euribor, les prêteurs pourraient être amenés à se refinancer à des taux bien supérieurs à ceux qu’ils auront déjà accordés.

Par ailleurs, si les prêteurs ont bien estimé ces, ils savent aussi qu’une disparition de ce type de financement pourrait avoir une véritable conséquence sur le dynamisme du marché immobilier.