0 800 860 860

Selon les statistiques brutes publiées par la Banque de France, l’encours des financements aux particuliers a augmenté de 4,1 % en France sur un an à fin novembre. Ces données montrent également que le regroupement de crédits s’estompe.

Plus de surchauffe pour les prêts à l’habitat

Selon les données publiées par la Banque de France le lundi 11 janvier 2015, la production des crédits a enregistré une hausse de 4,1 % sur 12 mois à fin novembre.

Une progression qui reflète la poursuite d’une nette accélération pour les financements à la consommation (+ 4,3 % en octobre et en septembre). Pour les emprunts immobiliers, l’accélération a été quasi stable (+ 3,8 % sur un an).

En novembre 2015, la production totale de nouveaux prêts immobiliers a nettement reculé, elle s’est établie à 15,3 milliards d’euros, contre près de 18 milliards d’euros un mois plutôt.

Pour les emprunts à la consommation, les flux nets de nouveaux financements ont diminué à 4,5 milliards d’euros en novembre après une production record de 4,9 milliards d’euros en octobre.

Toutefois, les chiffres de la Banque de France montrent une production totale des crédits aux particuliers s’élevant  à 1 050,9 milliards d’euros fin novembre 2015, contre 1 014,8 milliards d’euros en novembre 2014.

Les opérations de rachat de prêts ne représentaient plus que 37 %

En seulement un mois, la production de prêt à l’habitat est passée de 17,7 milliards d’euros à 15,3 milliards d’euros, la principale raison évoquée par la Banque de France est la baisse des opérations de regroupement et de renégociation de crédits immobiliers.

Outre un éventuel recul de l’activité de financement immobilier lié aux événements de novembre à Paris, la baisse de la production des crédits à l’habitat trouve sa principale explication dans la diminution du nombre des encours rachetés ou renégociés.

A savoir que pendant toute l’année 2015, à la faveur des conditions attractives de financement, bon nombre d’emprunteur ont cherché à obtenir de nouvelles conditions de prêts, plus favorables pour les prêts en cours de remboursement.

De ce fait, au cours de l’été, les opérations de rachat et de renégociation de crédit ont représenté près d’une de demande de financement sur deux. Toutefois, le mouvement s’est considérablement ralenti dès le mois d’octobre à mesure que le nombre de prêt concerné par ces opérations baissait.

Selon les données de la Banque de France, ces opérations ne représentaient plus que 37 % de la production nouvelle à fin novembre.