0 800 860 860

De la panique boursière Chinoise au ralentissement de la croissance mondiale, la perspective d’une nouvelle crise financière mondiale n’est plus à prendre à la légère.

Quand la chine inquiète les grandes places boursières

La Chine serait-elle le maillon faible de l’économie mondiale ? En tout cas, le ralentissement de l’économie de ce grand pays inquiète de plus en plus et alimente les craintes d’une nouvelle crise financière mondiale.

Après une nouvelle baisse de 7,21 % le jeudi 7 janvier 2015, les places Chinoises ont suspendu leurs échanges, moins de 15 minutes après leur ouverture. Dans la foulée, la bourse de Tokyo s’est clôturée sur une baisse de 2,33 %, celle de Hong-Kong a reculé de 3 %.

Les places financières Européennes ont immédiatement emboîté le pas. En France, le CAC 40 a cédé 1,72 %, Londres a perdu 2 % et Francfort a enregistré une baisse de 2,29 %.

La volatilité des places Chinoises inquiète le monde, mais ce n’est pas tout. La politique monétaire de ce pays et le ralentissement de sa croissance interpellent également les spécialistes.

Le pouvoir Chinois semble être dans une phase d’ajustement monétaire, le Yuan (la monnaie Chinoise) se déprécie par rapport aux autres monnaies afin d’éviter des fluctuations trop fortes. Cependant, cette politique monétaire pourrait alimenter le spectre de la déflation.

Mini krach Chinois : quelles conséquences ?

La panique boursière en Chine et la dégringolade qui s’ensuit sur les places boursières internationales sont avant tout le reflet d’un ralentissement de croissance qui est à l’œuvre dans ce pays.

En fait, le principal déclencheur de ce mouvement de panique semble avoir été la décision des autorités de l’ancien empire du milieu de laisser le Yuan se déprécier par rapport aux autres monnaies.

Le ralentissement de la croissance Chinoise n’est pas une surprise, il est à l’œuvre depuis la fin de la crise de 2008, mais il s’est accéléré ces derniers mois. Quelles pourraient être ses impacts pour les pays de la zone Euro ?

Le premier et le principal lien entre la Chine et la zone Euro est celui du commerce. Si l’empire du milieu ralentit, il sera moins demandeur de produits et services Européens et cela impactera plusieurs domaines.

Côté finance, la zone Euro ne semble pas menacée par un ralentissement Chinois. Cependant, ce dernier pourrait fragiliser la politique de la BCE et ne sera pas sans impact sur l’économie de la zone Euro.

Croissance mondiale : le FMI tire la sonnette d’alarme

Selon le FMI, le fonds monétaire international, la croissance mondiale pour 2016 sera décevante et inégale. La Banque mondiale avait prédit la même chose pour cette année.

Le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance. L’institution mise désormais sur une croissance mondiale limitée à 2,9 % en 2016, soit une baisse de 0,4 point par rapport à ses chiffres de juin 2015.

En fait, les taux de croissance des pays émergents et du groupe BRICS, moteur de la croissance globale, déclinent depuis la fin de la crise de 2008. Il faut désormais s’adapter à une nouvelle tendance, celle des croissances modestes dans les grands pays émergents.

Certes, la crise de 2008 s’est éloignée, mais l’économie mondiale peine à retrouver une croissance solide, elle ne semble plus avoir la capacité à rebondir. Même dans les pays développés, comme ceux de la zone Euro, où la reprise semble confirmée, la croissance n’est pas au rendez-vous.